Consultations

Neuropsychologie

La neuropsychologie est une branche de la psychologie qui étudie la relation entre le fonctionnement du cerveau et le comportement au niveau psychologique, cognitif et émotionnel. 

Ce fonctionnement inclut:

  • le raisonnement cognitif

  • la mémoire

  • les fonctions attentionnelles et exécutives

  • les praxies 

  • le langage

  • ...

La neuropsychologie s'intéresse également à l'autonomie, la confiance en soi, la motivation, la gestion des émotions, ...

Pourquoi réaliser un bilan neuropsychologique?

  • suspicion d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité

  • difficultés scolaires

  • trouble d'apprentissage (dyslexie, dyscalculie,...)

  • diagnostic différentiel

  • ...

En quoi consiste une prise en charge neuropsychologique?

D'une durée d'environ 45min et à raison d'une fois par semaine, la prise en charge neuropsychologique consiste à renforcer les fonctions cognitives plus fragiles. Les objectifs seront fixés individuellement et porteront entre autre sur:

  • l'attention/la concentration

  • l'autorégulation liée aux fonctions exécutives

  • l'impulsivité

  • la mémoire

  • la métacognition et la méthode de travail

  • ...

 

Logopédie

La logopédie est une discipline paramédicale dont les professionnels dépistent, font le bilan, et traitent les troubles de la voix, de la parole, du langage, et de la communication orale et écrite amis également les troubles logico-mathématiques.

Les logopèdes travaillent sur prescription médicale établie par un médecin agréé en réadaptation. Elles ne font pas de travail de «repêchage scolaire » mais peuvent être amenées à aider l’enfant par le biais d’un matériel scolaire. La rééducation se doit, bien souvent, de retourner en amont de la survenue des difficultés, à un stade bien antérieur à celui du niveau scolaire global de l’enfant.


Dans la prise en charge des enfants et adolescents, La logopède travaille, si possible, en collaboration avec l’enseignant de son patient. Elle peut se rendre à l’école à la demande de celle-ci et des parents. Elle a besoin de la collaboration et de la confiance des parents et compte sur eux pour assurer un suivi à domicile afin d’espérer le transfert des mécanismes.

Ergothérapie

L'ergothérapeute a une vision holistique afin d'améliorer les performances de ses patients dans leur quotidien. L'évaluation et l'intervention se portent sur 3 domaines:

  • La personne = ce qui caractérise un individu:

    • ses capacités​

    • ses particularités physiques, sensorielles et émotionnelles

    • ses valeurs et croyances

    • ses intérêts

    • ...

  • L'environnement = les facteurs qui influencent notre manière d'être et d'agir

    • l'environnement physique (habitat, outils, lieu de travail,...)​

    • la culture et l'éducation

    • l'environnement social

    • ...

  • L'occupation = l'ensemble des activités de la vie quotidienne qui ont un sens pour la personne​

    • loisirs​

    • passions

    • soins personnels

    • ...

Pour qui?

Dans la vie de tous les jours : maladresse, lenteur dans les gestes et les actions, difficultés à automatiser l'utilisation de certains outils, de s'organiser dans l'espace...

  • En écriture : la personne se fatigue rapidement, elle se plaint de douleurs musculaires lors d’exercices prolongés ; son écriture est irrégulière, brouillonne ; elle a des difficultés à respecter une ligne, un interligne, les espaces entre les mots ; elle serre son crayon de manière intense, la préhension du crayon est instable ; elle est plus lente que les autres, ne parvient pas à terminer les exercices demandés…

  • En lecture : la personne présente une fatigue visuelle intense ; après quelques lignes de lecture, les yeux larmoient ; la lecture est non fluide ; elle saute des mots, des lignes, effectue des retours en arrière ; se perd dans le texte.

  • En mathématiques : la personne obtient des résultats fluctuants ; le dénombrement est laborieux ; elle a des difficultés à appréhender un tableau à double entrée, à donner du sens à un schéma ; elle confond les signes >,<,×,+,… ; la géométrie est un véritable cauchemar pour elle.

Le bilan ?

  • Bilan neuro-visuel de première ligne: il nous donne un point de départ pour savoir si la motricité visuelle sera suffisamment efficace pour pouvoir lire de manière fluide sans fatigue visuelle ; il nous renseigne également sur les capacités du sujet à se repérer dans un texte et sur sa manière de chercher des informations visuelles. il est suivi, si besoin, d’un bilan complet chez un.e orthoptiste.

  • Bilan visuo-spatial: il nous informe sur les capacités du sujet à percevoir les diagonales, à orienter et organiser l’espace/page ; il nous permet d’observer comment la personne procède pour dessiner un triangle, un rond, des lignes enchevêtrées,… ; et en 3D, comment s’organise-t-il pour construire une tour avec des cubes, par exemple ?

  • Bilan sensori-moteur: il évalue la grapho-motricité fine (avec son crayon, le sujet est-il capable de suivre un trajet en restant dans les limites d’un chemin en utilisant des mouvements fluides du poignet, des doigts… ?), la dextérité (est-il capable de réaliser des mouvements suffisamment rapides des doigts pour pouvoir écrire sans fatigue et répondre aux exigences scolaires ?), les praxies gestuelles (les gestes appris sont-ils suffisamment automatisés pour pouvoir être réalisés sans devoir réfléchir à la procédure ?), la sensibilité tactile (sent-il correctement ses doigts ? = préalable important pour obtenir une tenue efficace du crayon/stylo)

  • Bilan de graphisme et écriture: nous permet d’observer la qualité du trait ; le respect de la ligne, des interlignes, des espaces entre les mots ; la rapidité d’écriture.

  • Bilan d’autonomie: les parents, les instituteurs ou tout autre personne qui partage le quotidien du sujet nous rapporte comment il se débrouille pour : se laver, s’habiller, utiliser des couverts ; mettre la table, débarrasser ; ouvrir une boite à tartine ; utiliser des marqueurs, dessiner, ranger ses affaires dans son sac, dans ses classeurs, dans sa chambre ; rouler à vélo, jouer au tennis, nager, faire du patin à glace…

Note : Pour pouvoir interpréter au mieux les résultats, ce bilan sera idéalement mis en concordance avec un profil psychologique et/ou neuropsychologique ainsi qu’un bilan logopédique.

Attention : bien communiquer les bilans déjà réalisés pour éviter que la personne réalise deux fois les mêmes épreuves.

La rééducation ?

Le traitement est orienté en fonction des résultats obtenus. En pédiatrie, le jeu et les activités quotidiennes sont les moyens privilégiés de l’ergothérapeute.
Le but de la rééducation est de favoriser et développer les aptitudes manquantes du sujet (coordination gestuelle, planification motrice, organisation de la tâche ; motricité fine, dextérité manuelle ; manipulation des instruments scolaires ; déficits sensoriels et perceptifs ; graphisme)

Les contournements ?

Avec le patient, nous allons chercher des adaptations appropriées, mettre en place des moyens de compensations, proposer des aménagements pour diminuer les difficultés rencontrées en écriture, calcul, lecture et dans la vie quotidienne.

L’information ?

Il est important que la personne soit comprise tant à la maison qu’à l’école ou au travail et, que tous les intervenants soient au fait des points forts et difficultés précises de celui-ci pour favoriser un cadre d’apprentissage/de travail stable et judicieusement adapté (exigences, choix des méthodes de travail, supports accessibles…).
Un travail pluridisciplinaire cohérent est primordial pour que le patient puisse évoluer en toute sérénité.

CPIM

La méthode CPIM agit sur les capacités d’autorégulation (fonctions exécutives) de l’enfant et ce, tant sur le plan cognitif que comportemental. Elle a pour objectif de :

  • Détecter les comportements/interactions qui freinent la stimulation et le développement des fonctions exécutives.

  • Créer l’opportunité pour l’enfant de développer ces fonctions en le stimulant adéquatement.

 

Alors que les prises en charge actuelles proposent souvent des aménagements (du quotidien, à l’école …) pour pallier les difficultés de l’enfant et en réduire l’impact dans la vie de tous les jours, CPIM s’intéresse plutôt à la cause de ces difficultés et à ce qu’il est possible de mettre en place pour aider l’enfant à développer les capacités qui lui font défaut.

CPIM a été développée en 2012 par Gabriela L. Pérez Acevedo, psychologue/neuropsychologue au Mexique, et a été reproduite depuis 2 ans au sein du cabinet Learning Brain de Laura Bertleff, neuropsychologue en Belgique. Cette approche fait ses preuves depuis plusieurs années.

 

La prise en charge proposée est brève (4-5 séances) et écologique. 

Elle agit sur les capacités d’autorégulation cognitive et comportementale de l’enfant avec l'aide des parents. Elle se déroule en deux temps :

  1. La passation d'une activité standardisée avec le parent et l'enfant.

  2. Une prise en charge visant à développer les fonctions exécutives de l'enfant en tenant compte de ses caractéristiques intra-individuelles. Celle-ci se fait en présence du parent.

 

Les effets positifs de la prise en charge CPIM :

 

Améliorations dans la sphère cognitive

  • Meilleur contrôle inhibiteur

  • Meilleures capacités attentionnelles

  • Moins de ralentissement

Améliorations dans la sphère comportementale

  • Moins de distraction

  • Plus d’investissement scolaire et une meilleure méthode de travail

  • Plus d’initiative et d’autonomie

  • Moins d’agitation

  • Moins d’impulsivité

  • Moins de crises émotionnelles

  • Diminution des angoisses et de « l’hypersensibilité »

  • Meilleure obéissance

  • Davantage de respect de l’autre, de soi et des objets

  • Plus d’adaptabilité au changement

 

En conséquence des améliorations mentionnées ci-dessus, nous observons également des améliorations :

 

Pour l'enfant :

  • de l’image de soi

  • de la confiance en soi

 

Pour le parent :

  • du sentiment de compétence parentale

  • du climat familial (plus serein et détendu)

  • de la qualité des moments avec l’enfant

 

Les forces de la prise en charge CPIM sont : 

  • sa brièveté (+/- un mois), ce qui constitue un moindre coût sur les plans financier et organisationnel pour les patients.

  • son aspect écologique (dans la vie de l’enfant), ce qui permet un transfert immédiat dans le quotidien de l’enfant.

  • répond à la plupart des motifs de consultations en psychologie ou neuropsychologie de l’enfant.

 

Cette prise en charge peut convenir aux enfants de 3 à 18 ans présentant des difficultés scolaires, de comportement et/ou de gestion émotionnelle.